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Le Hippie



  • Le mouvement hippie est né aux Etats-Unis dans les années 1960, il s’est développé autour de valeurs de partage, de fraternité, d’amour, et surtout de rejet de la société de consommation. Ainsi, toute une culture de l’amour, du “peace and love” et du “flower power” s’est construite afin de faire passer le développement personnel avant le développement professionnel et celui de la nation. Afin d’atteindre ce bien-être personnel si important à leurs yeux, ils vivaient entre eux, dans de petites bulles coupées du monde matérialiste, et expérimentaient différentes façons de voir le monde : sexualité sans tabou, utilisation de drogue, arts (danse, peinture, musique).
  • Ce phénomène devint également un phénomène de mode, avec son propre style vestimentaire. Le mouvement hippie eut un impact très fort dans notre société, le monde d’aujourd’hui a été très marqué par l’action hippie et sa culture. Les habits larges sont opposés aux costumes étriqués et sophistiqués. Le look des hippies peut être qualifié de retour à l’état sauvage, tout est naturel et veut se montrer peu recherché, cependant pour parvenir à choquer, c’est un style qui a été savamment étudié. 

Editeur: Gwladys Larroque

Le mouvement Punk



  • Ce mouvement apparaît en 1975 dans un contexte de profond malaise social (c'est la fin des Trente Glorieuses, le début de la montée du chômage). Les punks expriment un refus de l'ordre établi à travers une mode vestimentaire et une musique conçues pour la provocation.  Un groupe comme les Sex Pistols, initiateur du mouvement punk, se place en total opposition face à l'idéologie et le style baba cool ( les hippies)
  • Les punks veulent choquer, ils se révoltent contre les valeurs établies, contre la monarchie.Le punk cherche à tout fabriquer lui-même, c'est le Do It Yourself. Ainsi le costume punk, si on peut dire, emprunte des éléments vestimentaires venant de diverses influences. Le blouson en cuir revient au goût du jour. Mais pour se différencier du style rock'n'roll, le vêtement est revisité et accessoirisé. Symbole de la jeunesse et de rébellion, le blouson de cuir noir sera même interdit dans certaines écoles. C'est en 1928 qu'Irving Schott invente le Perfecto, blouson pour les motards. Le punk emprunte aux vêtements fétichistes deux iconnes Malcolm McLaren et Vivienne Westwood. Tout deux possèdent un magasin de vêtements à Londres sur King's Road appelé "Sex" ouvert en 1974. Celui-ci propose des vêtements en latex et de style bondage fétichiste ainsi que des créations de Vivienne Westwood. En dehors du mythe punk Vivienne Westwood, d'autres stylistes ont joué un rôle dans le mouvement punk sur les sphères de la haute-couture. 
  • Ce mouvement va inspirer des couturiers comme Jean-Paul Gaultier ou Thierry Mugler. Le look punk influencera de nombreux styles comme le gothique.

Editeur: Gwladys Larroque

Les années fric et frime



  • Les années 80 sont le symbole d’un consumérisme acharné. On érige la réussite en religion, le statut social en culte. Les logos, les griffes dénotent d’une réussite confirmée en s’affichant de façon ostentatoire. On célèbre le luxe et la mode devient un marqueur social.
  • Tout est basé sur le paraître. Les vêtements sont excentriques, se teintent de couleurs saturées, voire fluorescentes. Les motifs, les détails sont nombreux. Pois, rayures, strass, paillettes ornent les tenues. Les accessoires explosent et les modèles se couvrent de boucles d’oreilles et de bracelets oversize.
  • Le corps devient le maître-mot. On pratique le sport, on suit des régimes, on consomme des vitamines, des anabolisants, on a recours à la chirurgie esthétique. Les vêtement doivent désormais sublimer ce corps et les créateurs vont en forcer le trait. Ainsi, les épaules s’élargissent, les jambes s’allongent, la taille s’affine, les seins se gonflent ... Le lycra rend élastique les matières qui épousent désormais le corps et montre l’anatomie.


Editeur: Lauriane Blot

Le Grunge

  • La tendance la plus transversale des années 90. Le beau c'est le moins, c'est la crasse, les défilés vont avoir lieu dans des friches urbaines. Plus de premier rang mais tous le monde assis par terre, le maquillage dégueulasse, les cheveux graissés, le final au briquet. Ce mouvement va devenir une force commerciale et va se transformer en « Glunge » un grunge glamour mais agressif. C'est une forme d’opposition, un ras le bol, un mouvement strident d'énervement, de refus, dire qu'on va arrêter d'acheter. Un monde où il n'y aurait pas d'argent. Des films grunges, des magasines grunges, de la musique grunge, des photographes grunges. Lorsque ce mouvement apparaît dans la mode c'est dans les défilés Martin Margiela, cela fait carton et la foule applaudit tous les models.
  • Avec le grunge on récupère un vieux jean et on le repeint.
  • Mais le mouvement va arriver sur les défilés New York-ai avec un défilé mythique celui du printemps/été 1993 de Perry Ellis par Marck Jacobs. C'est la collection qui lui vaudra la célébrité et son poste. Dans ce défilé on retrouve : les chemises à carreaux nouées à la taille, la converse, Carla Brunis dos nu, les robes superposées sur les pantalons, mais également à motif grand-mère, le tee-shirt mis cuisse qu'on met pour dormir et la chemise blanche trop grande qui déborde de partout. Les filles perdent leur vêtements et leurs accessoires dans les cheveux, C'est la première fois que l'on voit des vêtements dit « de tous les jours », être mit en avant sur un podium. Cela marque fortement la presse à scandale ainsi que de nombreux couturiers réputés. 

Editeur: Andy Da Veiga

Le "Sexy provoque"


  • Tous cela commence avec un Adan et une Eva pur, chez un défilé de Jean Paul Gauthier. Une combinaison entièrement en plastique avec dessus cousu les parties intimes du corps. J-P « C’était comme un immense préservatif qui recouvre tous le corps, dans une période ou le sida était encore très présent. C'est sûrement tout ça qui m'a influencé. Cette combinaison est un trompe l’œil d'un corps qui est dessiné, donc sublimé. »
  • La sexualisation du vêtement arrive bel est bien donc avec le sida. Il y a des piques sur les culottes et des oursins sur les soutient-gorges. Pour ce protéger Walter (un célèbre créateur) fait défilé des hommes capotes, sculptés, et dopés aux stéroïdes. Des tenues représentatives de l'époque puisque c'était une période où tout le monde se protégeait contre les maladies. L'épidémie de sida traumatise la mode et c'est une marque de mode Beneton qui parraine le préservatif rose qu'on met sur la place de la concorde à paris.
  • Le sexy évolue par la suite et fait exploser les grands mannequins tel que Claudia Shiffer, ou même Laetita Casta. Le sexy c'est la poitrine apparente, la transparence, on montre le dos, on montre les fesses, on montre le nombril, on montre les seins. 

Editeur: Andy Da Veiga

Le "No Limit"

  • Après la période du sexy, plus rien ne choque. Il est donc difficile pour les créateurs de faire parler de leur défilé. Voici comment est née l'aire du « no limit ». Un mélange de mauvais goût, de couleurs, de matières. On transforme les mannequins en porte manteaux, on fait en sorte de modifier leur corps en fabriquant des robes qui coupent les silhouettes. On met des plumeaux, des corbeilles à pain sur les têtes des mannequins en guise de chapeau. Du trompe l’œil comme on en voit sur les tablées des sexes shop. Les créateurs sont dans une sur enchère. Des défilés qualifiés d' « absurde ». 
  • Une directrice de Givenchy dit « La mode si elle provoque pas on s'ennuie, le pire c'est l’indifférence, il faut provoquer. Effectivement on peut montrer un bout de seins, un bout de fesse mais ça choque plus personne à cette époque là. Donc ce qui choque c'est le mauvais goût ».
  • Le célèbre John Galliano voit une occasion de faire à nouveau parler de lui, et fabrique un uniforme de l'armée de Mao, la belle commissaire bolchevique pas de problème, un casque de la ver marte glamourisé, des aveux SS névrosés pas de problèmes. Ce sera la moment du grand clash entre les nouveaux et les anciens car ils sont très braqués contre l'émergence des anglais dans cette nouvelle mode. On part dans du n'importe quoi, la mode ne veut plus rien dire, les créateurs adverses et le public sont choqués et excédés.
  • Paco Rabanne dit : « Ils font n'importe quoi et en plus ils nous méprisent, ils font de la merde, tous leur vêtements sont déjà dans les sex-shop à moins chèrs. »
  • Pierre Bergé : « Ceux qui veulent s’amuser à défiler dans des conditions qui tiennent plus du cirque que du métier, que de la profession, libre à eux de le faire »
  • Des sacs en chapeaux, des moons boots Channel, des bouillottes et des boites à outils en sac,
  • Seul Prada lors d'un défilé en 1996 rétablie l'ordre et arrive à reprendre le contrôle sur ses défilés. Ça marquera progressivement la fin du « no limit ».

Editeur: Andy Da Veiga

Le Minimal

  • Une beauté cassée qui ressemble au Rêve-Party, à l'électro. Les corps sont musclés propres, et sexy. Les vêtements sont simples mais compliqués à enfiler. Le minimalisme c'est l’évidence qui n'est pas évidente. C'est le refus de la décoration pour sublimer, le détail devient le centre de tout. C'est le moment ou tous les créateurs travaillent le vêtement en trois dimension. C'est la perfection, le retour aux bases. C'est le rien, pas de talons, pas de couleurs, pas de marques, rien. Sharon Stone va aux Oscar habillée en Gap, vêtue d'une robe bleue marine simple. Les jeans sont bruts, les canapés sont gris, les murs sont blancs. C'est une légèreté extrême. C'est simple, ça crit à l’ennui. 
  • C'est un mouvement qui vient des femmes, car elles veulent montrer qu'elles peuvent être belles en portant des choses simples. Une négligence extrême au niveau des vêtements ainsi que de l'apparence. Cela ne plaît pas, car même si les femmes ont une importance plus concrète dans la société à cette époque, beaucoup d'hommes voient ça d'un mauvais œil. « La femme doit être belle et doit plaire à l'homme, ce n'est pas en faisant n'importe quoi et en s'habillant n'importe comment que cela va fonctionner. » Une interview réalisée dans le document de Loic Prigent. Le minimalisme restera, même si il est moins prononcé jusqu’à aujourd'hui. Plus les années passent et plus la femme s'affirme grâce à la mode . Les couturiers les plus réputés comme Karl Lagerfeld ou Yves Saint Laurent ont contribué à ce soutient du mouvement féministe, et continuent encore aujourd'hui.

Editeur: Andy Da Veiga

Le mouvement "Street"


  • La rue est censée suivre la mode, mais voila que la mode suit la rue. Nike, Adidas, Puma sont devenus des mastodontes. Quand on demande aux enfants comment ils s'habillent, ils ne citent pas une seul marque de mode. La mode n'a pas le choix, elle va devoir récupérer cette énergie de la rue. Les défilés se déroulent dans la rue, sans demander d'autorisation car cela était compliqué avec les attentats à cette époque dans Paris. Un mouvement qui dénonce la différence, qui cherchent à instaurer un « tous pareil ». Plus personne n'aime le côté glamour. Les grandes maisons de couture comme Ungaro, convoquent des graffeurs pour leur décors. Sont alors organisées des expositions dans de grandes villes telles que New-york ou Paris où est consacrée spécialement la mode de rue. Des mannequins en maillot de foot, les chaussettes de sport dans les talons. Des mannequins noires, blanches, enceintes, sdf. 
  • Tous le monde est placé au même niveau, les catégories sociales n'ont plus d'importance, un mouvement qui plaît ou déplaît mais qui fait énormément parler à la télévision, comme dans les journaux. Le mot confort devient inévitable. Les créateurs ne se disent plus faire de la mode, mais être dans l'industrie textile. 
  • En 1998 H&M fait sa première ouverture spectaculaire à Paris, c'est la fin d'un modèle économique de la mode, finit les stocks, finit les deux saisons par an, on réassort en permanence. 5H après l'inauguration ils viennent livrer un inventaire de tout ce qui c'est bien vendu dans la mâtiné. La couleur qui a fait carton, le gris. On parle de la mode « hip-hop américaine ». Puis plus se mouvement se développe, plus il tend vers la mode future...

Editeur: Andy Da Veiga