Affichage des articles dont le libellé est #StylisteCollection. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est #StylisteCollection. Afficher tous les articles

Robe métallique par Paco Rabanne



  • Paco Rabanne est le premier à introduire des matériaux industriels dans la mode à la veille des années 70, qui marquèrent une véritable rupture dans les codes de la Haute Couture. C’est dans un contexte économique et sociale en pleine mutation, dans une période forte de revendications qu’il présente, le 1 er février 1966, cette robe.
  • Cette robe, créé en France, est réalisée à partir d’une matière industrielle, jamais utilisée auparavant dans l’histoire de la mode du XX ème siècle, le métal.
  • Des carrés et des rectangles ont été prédécoupés dans des feuilles d’aluminium et reliés entre eux par des rivets et anneaux métalliques induisant ainsi la forme de cette robe. Elle est coupée courte, au dessus du genoux.


Editeur: Gwladys Laroque

Collection Yves Saint Laurent



  • Dans les ans 1970, les imprimés orientaux fleurissent et les couleurs explosent en Tie&Die. Le look baba-cool /hippie incarne à lui seul la référence mode des seventies. En 1971, une collection novatrice et une surtout collection du scandale.  Pour sa collection de 1971, Yves Saint Laurent se réfère à une mode dont on préférait se détourner : la mode française sous l'occupation. Les pièces revêtent des couleurs criardes, des matières kitsch ou des ses épaulettes prononcées.  C'est de cette inspiration vers la mode des années 40 que survint le scandale. Yves Saint Laurent se réfère à une époque tabou et la collection reçut une multitude de critiques jugée "hideuse", l'exposition nous démontre à quelle point cette collection fut novatrice et déterminante pour la mode des années 1970, le kitsch, les couleurs et les formes que l'on retrouve dans la collection de 1971 définiront le vestiaire seventies. Yves Saint Laurent invente avec cette collection du scandale la mode d'une décennie.

Editeur: Gwladys Larroque

Corset signé Jean-Paul Gaultier


  • Jean Paul Gaultier s’amuse des codes des genres avec audace. Il fait du corset un symbole historique, un accessoire de mode ultra sexy et exacerbée. Les seins deviennent de plus en plus coniques au fil des collections et se transforment en armes fatales. Le créateur encourage ainsi les femmes à s’emparer de leur identité et surtout, de leur sexualité. Les modèles qu’il dessinera pour le Blond Ambition Tour de Madonna, elle l'es choisira en costume de scène parodiant donc le vêtement de dessous en 1990. Pas à pas, la culture s’installe de façon sulfureuse et permanente dans la mode.

Editeur: Gwladys Larroque

Le Grunge

  • La tendance la plus transversale des années 90. Le beau c'est le moins, c'est la crasse, les défilés vont avoir lieu dans des friches urbaines. Plus de premier rang mais tous le monde assis par terre, le maquillage dégueulasse, les cheveux graissés, le final au briquet. Ce mouvement va devenir une force commerciale et va se transformer en « Glunge » un grunge glamour mais agressif. C'est une forme d’opposition, un ras le bol, un mouvement strident d'énervement, de refus, dire qu'on va arrêter d'acheter. Un monde où il n'y aurait pas d'argent. Des films grunges, des magasines grunges, de la musique grunge, des photographes grunges. Lorsque ce mouvement apparaît dans la mode c'est dans les défilés Martin Margiela, cela fait carton et la foule applaudit tous les models.
  • Avec le grunge on récupère un vieux jean et on le repeint.
  • Mais le mouvement va arriver sur les défilés New York-ai avec un défilé mythique celui du printemps/été 1993 de Perry Ellis par Marck Jacobs. C'est la collection qui lui vaudra la célébrité et son poste. Dans ce défilé on retrouve : les chemises à carreaux nouées à la taille, la converse, Carla Brunis dos nu, les robes superposées sur les pantalons, mais également à motif grand-mère, le tee-shirt mis cuisse qu'on met pour dormir et la chemise blanche trop grande qui déborde de partout. Les filles perdent leur vêtements et leurs accessoires dans les cheveux, C'est la première fois que l'on voit des vêtements dit « de tous les jours », être mit en avant sur un podium. Cela marque fortement la presse à scandale ainsi que de nombreux couturiers réputés. 

Editeur: Andy Da Veiga

Le "Sexy provoque"


  • Tous cela commence avec un Adan et une Eva pur, chez un défilé de Jean Paul Gauthier. Une combinaison entièrement en plastique avec dessus cousu les parties intimes du corps. J-P « C’était comme un immense préservatif qui recouvre tous le corps, dans une période ou le sida était encore très présent. C'est sûrement tout ça qui m'a influencé. Cette combinaison est un trompe l’œil d'un corps qui est dessiné, donc sublimé. »
  • La sexualisation du vêtement arrive bel est bien donc avec le sida. Il y a des piques sur les culottes et des oursins sur les soutient-gorges. Pour ce protéger Walter (un célèbre créateur) fait défilé des hommes capotes, sculptés, et dopés aux stéroïdes. Des tenues représentatives de l'époque puisque c'était une période où tout le monde se protégeait contre les maladies. L'épidémie de sida traumatise la mode et c'est une marque de mode Beneton qui parraine le préservatif rose qu'on met sur la place de la concorde à paris.
  • Le sexy évolue par la suite et fait exploser les grands mannequins tel que Claudia Shiffer, ou même Laetita Casta. Le sexy c'est la poitrine apparente, la transparence, on montre le dos, on montre les fesses, on montre le nombril, on montre les seins. 

Editeur: Andy Da Veiga

Le "No Limit"

  • Après la période du sexy, plus rien ne choque. Il est donc difficile pour les créateurs de faire parler de leur défilé. Voici comment est née l'aire du « no limit ». Un mélange de mauvais goût, de couleurs, de matières. On transforme les mannequins en porte manteaux, on fait en sorte de modifier leur corps en fabriquant des robes qui coupent les silhouettes. On met des plumeaux, des corbeilles à pain sur les têtes des mannequins en guise de chapeau. Du trompe l’œil comme on en voit sur les tablées des sexes shop. Les créateurs sont dans une sur enchère. Des défilés qualifiés d' « absurde ». 
  • Une directrice de Givenchy dit « La mode si elle provoque pas on s'ennuie, le pire c'est l’indifférence, il faut provoquer. Effectivement on peut montrer un bout de seins, un bout de fesse mais ça choque plus personne à cette époque là. Donc ce qui choque c'est le mauvais goût ».
  • Le célèbre John Galliano voit une occasion de faire à nouveau parler de lui, et fabrique un uniforme de l'armée de Mao, la belle commissaire bolchevique pas de problème, un casque de la ver marte glamourisé, des aveux SS névrosés pas de problèmes. Ce sera la moment du grand clash entre les nouveaux et les anciens car ils sont très braqués contre l'émergence des anglais dans cette nouvelle mode. On part dans du n'importe quoi, la mode ne veut plus rien dire, les créateurs adverses et le public sont choqués et excédés.
  • Paco Rabanne dit : « Ils font n'importe quoi et en plus ils nous méprisent, ils font de la merde, tous leur vêtements sont déjà dans les sex-shop à moins chèrs. »
  • Pierre Bergé : « Ceux qui veulent s’amuser à défiler dans des conditions qui tiennent plus du cirque que du métier, que de la profession, libre à eux de le faire »
  • Des sacs en chapeaux, des moons boots Channel, des bouillottes et des boites à outils en sac,
  • Seul Prada lors d'un défilé en 1996 rétablie l'ordre et arrive à reprendre le contrôle sur ses défilés. Ça marquera progressivement la fin du « no limit ».

Editeur: Andy Da Veiga

Le Minimal

  • Une beauté cassée qui ressemble au Rêve-Party, à l'électro. Les corps sont musclés propres, et sexy. Les vêtements sont simples mais compliqués à enfiler. Le minimalisme c'est l’évidence qui n'est pas évidente. C'est le refus de la décoration pour sublimer, le détail devient le centre de tout. C'est le moment ou tous les créateurs travaillent le vêtement en trois dimension. C'est la perfection, le retour aux bases. C'est le rien, pas de talons, pas de couleurs, pas de marques, rien. Sharon Stone va aux Oscar habillée en Gap, vêtue d'une robe bleue marine simple. Les jeans sont bruts, les canapés sont gris, les murs sont blancs. C'est une légèreté extrême. C'est simple, ça crit à l’ennui. 
  • C'est un mouvement qui vient des femmes, car elles veulent montrer qu'elles peuvent être belles en portant des choses simples. Une négligence extrême au niveau des vêtements ainsi que de l'apparence. Cela ne plaît pas, car même si les femmes ont une importance plus concrète dans la société à cette époque, beaucoup d'hommes voient ça d'un mauvais œil. « La femme doit être belle et doit plaire à l'homme, ce n'est pas en faisant n'importe quoi et en s'habillant n'importe comment que cela va fonctionner. » Une interview réalisée dans le document de Loic Prigent. Le minimalisme restera, même si il est moins prononcé jusqu’à aujourd'hui. Plus les années passent et plus la femme s'affirme grâce à la mode . Les couturiers les plus réputés comme Karl Lagerfeld ou Yves Saint Laurent ont contribué à ce soutient du mouvement féministe, et continuent encore aujourd'hui.

Editeur: Andy Da Veiga

Le mouvement "Street"


  • La rue est censée suivre la mode, mais voila que la mode suit la rue. Nike, Adidas, Puma sont devenus des mastodontes. Quand on demande aux enfants comment ils s'habillent, ils ne citent pas une seul marque de mode. La mode n'a pas le choix, elle va devoir récupérer cette énergie de la rue. Les défilés se déroulent dans la rue, sans demander d'autorisation car cela était compliqué avec les attentats à cette époque dans Paris. Un mouvement qui dénonce la différence, qui cherchent à instaurer un « tous pareil ». Plus personne n'aime le côté glamour. Les grandes maisons de couture comme Ungaro, convoquent des graffeurs pour leur décors. Sont alors organisées des expositions dans de grandes villes telles que New-york ou Paris où est consacrée spécialement la mode de rue. Des mannequins en maillot de foot, les chaussettes de sport dans les talons. Des mannequins noires, blanches, enceintes, sdf. 
  • Tous le monde est placé au même niveau, les catégories sociales n'ont plus d'importance, un mouvement qui plaît ou déplaît mais qui fait énormément parler à la télévision, comme dans les journaux. Le mot confort devient inévitable. Les créateurs ne se disent plus faire de la mode, mais être dans l'industrie textile. 
  • En 1998 H&M fait sa première ouverture spectaculaire à Paris, c'est la fin d'un modèle économique de la mode, finit les stocks, finit les deux saisons par an, on réassort en permanence. 5H après l'inauguration ils viennent livrer un inventaire de tout ce qui c'est bien vendu dans la mâtiné. La couleur qui a fait carton, le gris. On parle de la mode « hip-hop américaine ». Puis plus se mouvement se développe, plus il tend vers la mode future...

Editeur: Andy Da Veiga

Un créateur qui dévoile le sexe de ses mannequins


  • Rick Owens, un créateur de mode américain décide lors de la Fashion week, de montrer dans leur plus simple tenue ses mannequins homme. En effet, il décide de faire defiler ses mannequins homme sans sous-vêtement. Une question de confort ? Non, une manière de révéler le décalage entre la nudité féminine normalisée et le corps masculin encore tabou.
  •  Il estime le sexe masculin symbole d'une vison de la sensualité, de la grâce et de la liberté, alors pourquoi pas arrêter de le cacher et le montrer comme le font les statues de marbre. C'est pour cette raison, qu'il décide de ne plus dissimuler ses mannequins et qu'il prends le risque de recevoir les foudres des critiques ou des moqueries.


Editeur: Méline Aldebert

    Abercrombie and Fitch


    • La marque de vêtements au marketing travaillé suscite la controverse avec des vêtements «taille XXXS». Une nouvelle polémique qui fait suite à de nombreuses autres, jusqu'à ternir irrémédiablement l'image branchée de l'enseigne.
    • Cela a beau être le credo de sa direction, le «beau» et le «cool» s'appliquent de plus en plus difficilement à la réputation d'Abercrombie & Fitch. Fin juin, la version britannique de Grazia révélait le penchant de la marque pour une ligne extra-mince avec l'apparition de vêtements de taille «triple 0», autrement dit XXXS («extra-extra-extra-small») dans ses magasins. Depuis, la nouvelle suscite critiques et inquiétude chez de nombreux internautes, relève Le Parisien .
    • L'affaire aurait moins de retentissement sans les antécédents de la marque. Depuis la reprise d'Abercrombie & Fitch par Mike Jeffries, en 1992, les mesures polémiques sont montée en puissance dans l'enseigne BCBG tendance cool et sexy. (scandale : lors d'une interview, le pdg confié que leur  marque de vêtement s'adresser au enfant cool et non aux autres, allant jusqu'à dire qui font clairement une « sélection » de leurs clients) Vendeurs torses nus, diffuseurs de parfum et animations dans les magasins existent depuis la première heure et ont participé au succès de la firme. 
    • En 2013, le PDG décide de ne plus commercialiser de vêtements pour femmes au-delà de la taille 40. À une exception près: les soutiens-gorge. La raison? Mike Jeffries souhaite ne voir que «des personnes minces et belles» dans ses échoppes. La décision donne lieu à une pétition, signée par 80.000 internautes, et à une publicité détournée pour «Abercrombie & Fat» («Abercrombie & Gros»). Quelques mois plus tard, la marque revient sur son choix et propose à nouveau des vêtement féminins XL et XXL.

    Editeur: Méline Aldebert

    La « collection clochard »


     

    • John Galliano, célèbre styliste, imagine pour Dior une collection haute couture inspirée par les SDF. Les silhouettes aux impressions de papier journal, accessoirisées de bouteilles de whisky vides et d’épingles à nourrice, font hurler sa riche clientèle.
    • Ce grand écart entre les classes privilégiées et la réalité de la rue serait-il trop grinçant pour ce temple du luxe qu’est la maison Dior ? Pour Galliano, cette collection ne se moque pas des sans-abri, bien au contraire. Il s’agit de « montrer du doigt la condescendance banalisée de la bourgeoisie », expliquera-t-il. Ainsi s’inverse la relation entre luxe inabordable et prêt-à-porter pour tous. Un vrai tournant qui a fait parler la presse à scandale.
    Editeur: Méline Aldebert